Les MOOCs au Québec : bilan et perspectives du 3e colloque EDUlib


Pour cette 3e édition du colloque EDUlib, ce sont près de cent participants qui se sont donné rendez-vous au pavillon J.-Armand-Bombardier du campus de l’Université de Montréal afin d’échanger sur le bilan de l’implantation des MOOCs (cours en ligne gratuits ouvert à tous) au Québec et les perspectives que l’on peut tracer pour l’avenir. Tout au long de la journée, une vingtaine de praticiens pédagogues, enseignants, chercheurs et experts se sont succédé pour faire état de leurs travaux.

 

 La situation des MOOCs

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En ouverture des travaux, la vice-rectrice adjointe aux études à l’Université de Montréal, Sylvie Normandeau, a fait part de son enthousiasme à soutenir EDUlib, plateforme ouverte sur le monde. Elle a été rejointe en cela par le directeur adjoint à la Direction des affaires académiques et de la vie étudiante à Polytechnique Montréal, Yves Boudreault, qui voit en EDUlib « une plateforme qui va permettre d’explorer de nouvelles formes d’enseignement ».

Jean Talbot a ensuite exposé un panorama de la situation actuelle de l’usage d’EDUlib. Bruno Poellhuber a d’ailleurs présenté une ébauche de ses travaux visant à établir un «portrait» des différents types d’utilisateurs de MOOCs.

Un savoir expérientiel en construction


17635363_1322599177831613_5017793591180710388_o.jpgDans un second temps, plusieurs enseignants et pédagogues qui ont eu à concevoir et accompagner des MOOCs ces dernières années se sont succédés afin de présenter les apports de la pratique sur les cours en lignes ouverts et massifs. Ainsi, Nathalie Caire-Fon, Jean-François Desgroseilliers et Vincent Laberge ont illustré des expériences d’animation de communautés d’apprentissage sur EDUlib, telles que les échanges « synchrones » par le biais de web conférences, les forums de discussion ou encore les médias sociaux.

Ensuite, Jacques Raynauld, Luc DesCôteaux, Patrice Farand, et Bruno Poellhuber ont fait état de l’apport, dans leurs enseignements en classe, des MOOCs auxquels ils ont contribué : cours en ligne, pédagogie inversée, ressources pédagogiques complémentaires, etc. Bruno Poellhuber suppose ainsi que « l’expérience des MOOCs permet d’envisager l’hybridation avec un cours traditionnel comme le cours de Méthodes d’enseignement et TIC ».

Des perspectives stimulantes


17637056_1322600631164801_5397453825996494223_o.jpgL’après-midi du colloque a permis de prolonger l’état des lieux sur la pratique des MOOCs en s’intéressant aux efforts déployés par d’autres institutions universitaires. Ainsi, Christelle Lison, de l’Université de Sherbrooke, a abordé la question de l’approche par problèmes en tant que stratégie pédagogique dans la formation en ligne. Aussi, Mathieu Point et Mathieu Bouchard, de l’Université du Québec à Trois-Rivières, ont témoigné de leur formation sur la place du jeu pour apprendre en petite enfance. Celle-ci semble d’ailleurs faire l’objet d’un grand engouement à l’international. Finalement, la formation au thème du développement durable qui fait déjà l’objet d’un cours sur EDUlib, a été l’objet d’une réflexion de Didier Paquelin, de l’Université Laval.

Après un mot de Claude Laurin, Directeur des affaires professorales de HEC Montréal, et une présentation d’ébauche de cadre d’évaluation du succès des MOOCs par Normand Roy, de l’UQTR, l’ensemble des travaux de la journée s’est finalement conclu par une grande table ronde. Bruno Poellhuber (Université de Montréal), Jean Talbot (HEC Montréal), Pierre Lafleur (Polytechnique Montréal), Florian Meyer (Université de Sherbrooke), Nicolas Boivin (UQTR) et Didier Paquelin (Université Laval, en remplacement de Nicolas Gagnon) y ont développé tout à tour une lecture optimiste du potentiel de développement de ces cours en ligne gratuits ouvert à tous.

Finalement, Louise Béliveau, Vice-rectrice aux affaires étudiantes et aux études de l’Université de Montréal, a clos cette journée en soulignant la grande qualité des échanges et s’est réjouie du dynamisme de la communauté EDUlib, ce qui semble augurer de belles perspectives pour la suite des choses.

Des échanges constructifs


Capture d’écran 2017-04-24 à 12.14.08.pngComme il se doit, les périodes de questions ont été extrêmement riches par les apports successifs de réflexions et d’expériences des participants au colloque. Mais ce n’est pas tout : la pause repas a aussi été un moyen pour prolonger les discussions, notamment sur la place des MOOCs dans les universités québécoises.

De plus, la plupart des intervenants de la journée étaient invités à prendre part à une série d’entrevues sur le rapport qu’ils entretiennent aux MOOCs et particulièrement à EDUlib. Revenez bientôt!

Les présentations de la journée

EDUlib en 2017, état de la situation


EDUlib : témoignages, récits d’expérience et échanges

Encadrement et animation dans les MOOCs

Quand les MOOCs s’invitent en classe !

Les MOOCs universitaires ailleurs au Québec

Le positionnement et l’avenir des MOOCs au Québec



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